Le commissionnaire de transport organise l’acheminement des marchandises pour le compte d’un client. Il sélectionne les transporteurs, négocie les conditions et suit l’expédition jusqu’à sa bonne réalisation.
Cette activité réglementée exige une attestation de capacité professionnelle, une honorabilité compatible avec la profession et une inscription auprès de la DREAL. Le parcours peut passer par un examen, un diplôme reconnu ou une expérience professionnelle.
Quel est le rôle d’un commissionnaire de transport ?
Le commissionnaire organise librement un transport, en son nom propre et sous sa responsabilité, pour le compte d’un commettant. Les articles L132-1 et suivants du Code des transports encadrent cette activité, qui peut utiliser la route, le rail, la mer ou l’air.
Il agit comme intermédiaire entre l’expéditeur et les transporteurs. Ses missions comprennent le groupage, l’affrètement, le suivi des délais, la gestion des documents, l’assurance, le stockage et la résolution des incidents.
Le groupage réunit plusieurs envois dans un lot unique, tandis que l’affrètement confie un envoi sans groupage préalable à un transporteur public. Pour approfondir les opérations possibles, consultez les règles applicables au transport de marchandises.

Quelles conditions faut-il remplir pour devenir commissionnaire de transport ?
L’accès à la profession repose sur trois exigences principales : la capacité professionnelle, l’honorabilité et l’inscription de l’entreprise au registre compétent. L’autorisation relève du préfet de région où se trouve le siège de l’entreprise.
L’exercice sans inscription constitue un délit. Le Code des transports prévoit jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, ce qui rend la vérification administrative indispensable avant tout démarrage.
L’attestation de capacité professionnelle
L’attestation prouve la maîtrise des règles juridiques, commerciales, financières et opérationnelles du commissionnement. Le candidat peut l’obtenir par l’examen national annuel, par équivalence d’un diplôme prévu par l’arrêté du 21 décembre 2015 ou par une expérience reconnue.
L’honorabilité professionnelle et la capacité financière
L’autorité vérifie l’honorabilité du responsable, notamment au regard du bulletin n° 2 du casier judiciaire. Des faits incompatibles avec la direction d’une entreprise, comme certaines fraudes ou escroqueries, peuvent empêcher l’accès à la profession.
La capacité financière peut également être examinée selon l’activité et les véhicules mobilisés. Les obligations précises dépendent du montage retenu et des opérations réalisées, notamment si l’entreprise exerce aussi une activité de transport.
Ces conditions forment le socle réglementaire du projet. Pour aller plus loin, vérifiez les exigences auprès de la DREAL de votre région.
Quel diplôme faut-il pour devenir commissionnaire de transport ?
Aucun diplôme unique ne s’impose dans tous les cas. L’accès dépend de la voie choisie et de la capacité à justifier les connaissances exigées par la réglementation.
Un parcours en transport, logistique, commerce international, droit ou gestion facilite la préparation. Il apporte aussi des bases utiles en douane, contrats, Incoterms® et gestion financière.
Obtenir la capacité professionnelle par équivalence de diplôme ou par expérience
L’arrêté du 21 décembre 2015 liste les diplômes susceptibles d’ouvrir une équivalence. L’administration examine le titre présenté et son adéquation avec le référentiel applicable avant de délivrer l’attestation.
L’expérience peut aussi être prise en compte lorsque le candidat a exercé les missions prévues par l’article R.1411-1 du Code des transports. Cette expérience peut avoir été acquise comme indépendant, dirigeant ou salarié, selon les modalités des articles R.1422-13 et R.1422-14.
Le choix de la voie dépend donc du diplôme détenu et des justificatifs disponibles. Un examen préalable du dossier évite de préparer une démarche qui ne correspond pas à votre situation.
Comment obtenir l’attestation de capacité de commissionnaire de transport ?
L’attestation s’obtient principalement après une session nationale organisée selon un calendrier réglementaire. Les candidats doivent respecter les dates d’inscription et le référentiel de connaissances publié par l’administration.
La session 2025 comportait des épreuves fixées au 8 octobre 2025, avec des résultats publiés le 17 décembre 2025. Ces dates illustrent le caractère annuel de l’organisation, sans remplacer le calendrier de la prochaine session.
Se préparer et réussir l’examen national de capacité
L’examen porte notamment sur le droit des transports, les contrats, la réglementation douanière, les assurances, la gestion et la fiscalité. Une préparation structurée permet de travailler les cas pratiques et le vocabulaire professionnel.

Choisir une formation de commissionnaire de transport
Les formations spécialisées abordent aussi les conventions internationales, les Incoterms®, la facturation, les litiges et le montage opérationnel. AFTRAL indique une formule en présentiel de 175 heures réparties sur 25 jours, avec d’autres formats à distance ou en e-learning.
Une formation peut également faciliter la mobilisation du CPF, d’un OPCO ou du plan de développement des compétences. Pour aller plus loin, comparez le programme, le format et l’accompagnement administratif proposés.
Quelles démarches effectuer pour créer son activité ?
Une fois la capacité obtenue, le projet passe par deux démarches distinctes. L’inscription au registre concerne l’accès à la profession, tandis que le guichet unique formalise la création ou la modification de l’entreprise.
Le choix du statut, du siège et de l’organisation financière doit rester cohérent avec les prestations proposées. Une activité internationale peut aussi nécessiter des compétences documentaires et douanières supplémentaires.
S’inscrire au registre des commissionnaires de transport auprès de la DREAL
La demande de certificat d’inscription s’effectue en ligne auprès de la DREAL compétente. Le dossier permet au préfet de région de vérifier la capacité professionnelle, l’honorabilité et les autres conditions d’accès.
Déclarer son entreprise sur le guichet unique des formalités
Depuis le 1er janvier 2023, le guichet électronique des formalités a remplacé les six centres de formalités. Il centralise les déclarations des entreprises individuelles, micro-entreprises et sociétés, y compris pour les activités commerciales et indépendantes.
La création ne doit pas commencer par des prestations commerciales avant l’obtention du certificat requis. Pour aller plus loin, contrôlez l’état de chaque formalité dans les portails officiels concernés.
Quelles obligations respecter après l’inscription au registre ?
L’inscription ne met pas fin aux obligations réglementaires. Le dirigeant doit maintenir les conditions ayant permis l’autorisation et conserver les documents utiles au contrôle de l’activité.
Lorsque l’entreprise mobilise des véhicules, elle doit souscrire une assurance pour chacun d’eux et conserver une copie de la licence de transport correspondante. Elle doit aussi déclarer sa capacité financière à la fin de chaque exercice comptable lorsque cette exigence s’applique.
La rigueur documentaire protège l’entreprise lors des vérifications de l’autorité d’enregistrement. Pour aller plus loin, faites valider vos procédures par un professionnel du transport ou du droit des affaires.
Combien de temps faut-il pour devenir commissionnaire de transport ?
Le délai dépend de la voie d’accès retenue, du calendrier de l’examen et de la durée des formalités. Une préparation de plusieurs mois est courante, tandis qu’une équivalence de diplôme peut réduire le temps consacré à l’examen.
À titre indicatif, une formation présentielle de 175 heures représente 25 jours selon le format annoncé par AFTRAL. Après la réussite ou la validation de l’équivalence, il faut encore obtenir l’inscription au registre puis finaliser la déclaration d’entreprise.
📍 Peut-on devenir commissionnaire sans diplôme spécifique ?
📍 Quel examen faut-il réussir ?
📍 Quelle formation prépare le mieux à l’activité ?
📍 Faut-il s’inscrire à la DREAL avant de travailler ?
📍 Combien gagne un commissionnaire de transport ?
Le chemin le plus sécurisé consiste à valider d’abord la capacité professionnelle, puis à obtenir l’inscription avant de rechercher des clients. Cette séquence limite le risque juridique et clarifie les besoins financiers du lancement.
Le métier associe réglementation, négociation et coordination opérationnelle. La réussite repose autant sur le titre ou l’expérience validée que sur la maîtrise des flux, des documents et des relations avec les transporteurs.


